Auteur : Sonza Delzongle
Titre : Le dernier Chant
Date de parution : 31 mars 2021 – edition Denöel
EAN13 : 9782207161760 – 480 pages
4eme de couverture :
Et si les animaux n’étaient que de malheureuses sentinelles…
« C’est le bruit, qui tue. Le dernier chant. Il apporte la mort ». Telle est la prédiction de la vieille Innue devant l’immense cimetière qu’est devenu le fleuve Saint-Laurent en ce matin d’août 2021. A perte de vue, des marsouins, des bélugas, quelques orques, flottent le ventre en l’air. Une hécatombe sans précédent. Deux mois après, dans une réserve du Congo, les gorilles succombent eux aussi à un mal inexpliqué. Et, chose stupéfiante, les survivants, prostrés semblent pleurer… Quel lien entre ces phénomènes qui se multiplient dans le monde ? A qui profite la disparition de ces êtres vivants ? C’est ce que se demande Shan, chercheuse à l’Institut de virologie de Grenoble, en découvrant le dossier déposé sur son bureau par un stagiaire. La voilà décidée à mener l’enquête, seule. Mais déjà, des yeux la surveillent, quoi qu’elle fasse, où qu’elle s’envole… Et à l’approche de la vérité, Shan mettra en jeu non seulement ses convictions, mais aussi sa propre vie.
Mon résumé :
En août 2021, Shan Soon, virologue à l’Institut de virologie de Grenoble, reçoit un dossier étrange déposé par un stagiaire. Il concerne une série de morts animales massives et inexpliquées qui se multiplient à travers le monde. Dans le Saint-Laurent, au Canada, des marsouins, des bélugas et quelques orques sont retrouvés flottant le ventre en l’air, dans une hécatombe sans précédent.
Deux mois plus tard, dans une réserve du Congo, ce sont les gorilles qui succombent à leur tour. Les survivants paraissent prostrés, comme frappés par une souffrance profonde. Des animaux de zoos et d’autres espèces, sauvages comme domestiques, présentent les mêmes symptômes : un stress extrême, une sorte d’effondrement soudain, sans cause immédiatement identifiable.
En étudiant les données, Shan remarque un point commun troublant : les victimes semblent avoir été soumises à un bouleversement intense, comme si elles avaient été atteintes par quelque chose d’invisible. Une vieille prédiction revient alors comme une menace : « C’est le bruit qui tue. Le dernier chant. Il apporte la mort. »
Déterminée à comprendre, Shan décide d’enquêter, presque seule, malgré les limites de son institution et les résistances qu’elle rencontre. Son parcours la conduit du Canada jusqu’en Afrique, sur les traces de ces disparitions qui ne ressemblent ni à une épidémie classique ni à un simple désastre écologique.
Très vite, elle comprend qu’elle n’est pas seule à s’intéresser à ce dossier. Des regards se posent sur elle, des présences l’observent, et son enquête attire l’attention de personnes bien décidées à ce que la vérité reste enfouie. Plus elle approche des réponses, plus le danger devient concret.
Entre peurs ancestrales, croyances et angoisses contemporaines, le roman mêle enquête scientifique, thriller et réflexion sur la place de l’humanité dans le vivant. Sonja Delzongle installe une atmosphère sombre et oppressante, où la nature semble adresser un signal d’alarme que personne n’est vraiment prêt à entendre.
Portée par Shan, personnage complexe, marqué par son histoire et ses fêlures, l’intrigue avance par étapes vers une vérité de plus en plus inquiétante. Le Dernier Chant est un thriller intense et bouleversant, qui interroge ce que nous faisons au monde — et ce que le monde pourrait bien nous rendre.
Mon avis :
Le Dernier Chant est un roman dérangeant, justement parce qu’il ne cache pas la souffrance animale et l’ampleur du désastre qui frappe les bélugas, les gorilles ou d’autres espèces. Ces scènes peuvent choquer, mais elles ne sont pas gratuites : elles donnent au récit sa force émotionnelle et font de la nature une véritable héroïne silencieuse.
Le livre réussit à transformer cette colère et ce malaise en une enquête haletante. On suit Shan avec curiosité et inquiétude, en se demandant ce qui peut bien provoquer de telles morts, tandis que l’auteure entretient une tension constante entre science, mystère et menace invisible.
C’est un thriller sombre, sensible et engagé, qui parle autant de notre rapport aux animaux que de notre capacité à écouter les signaux d’alarme. Si vous avez été marqué par la détresse de ces animaux, ce roman peut vous toucher profondément — mais il peut aussi donner envie de comprendre, de réagir et de ne pas détourner le regard















































