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La peine du bourreau par Tharreau

Auteur : Estelle Tharreau
Titre : La peine du bourreau
Version : poche – Editions Taurnada
Date de parution :  1er octobre 2020
EAN : 978-2372580786

Merci à Joel et aux éditions Taurnada pour ce service presse

 

4eme de couverture

McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451.
Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l’injection létale.
Quatre heures dans l’isolement de la prison de Walls.
Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions.
Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy.
Quatre heures pour jouer le sort d’un homme.

Un thriller psychologique aussi troublant que fascinant : une immersion sans concession dans le couloir de la mort et ses procédures d’exécution.

 

 

Mon résumé

Ed 0451, tueur récidiviste est reclus dans le couloir de la mort. Mc Coy est le bourreau le plus ancien dans ce même lieu. Le rapprochement entre ces deux hommes sera l’histoire que l’auteure nous conte ici. Quatre heures à nous torturer l’esprit… Et c’est par le gouverneur Thompson que les confidences de ces deux hommes vont nous interpeller.

Un roman noir psychologique où la vie de ces trois hommes va prendre des chemins bien différents. Quatre heures qui vont nous paraître interminables. L’auteure se joue de nos sentiments et émotions, et pourtant… Qui ne s’est pas retrouvé un jour, ou se trouvera dans le futur, devant un fait où la mort se devait d’être au bout du tunnel, ou l’innommable se devait de faire mourir… Une idée très personnelle sur ce sujet m’est réservée et je n’en parlerais pas ici.

Un sujet délicat, tortueux, à réfléchir ou non suivant les précédents faits ou les conséquences à venir. Les victimes qui deviennent tueurs à leur tour, les bourreaux trop impliqués dans ce couloir de la mort, les vrais victimes, leurs familles, leurs enfants…

Les chapitres égrènent le funeste décompte, nous commençons à H-4 pour finir à l’heure H. Estelle retranscrit à la perfection l’ambiance, l’atmosphère, c’est très photographique. Le lecteur visualise les manifestants qui se massent à l’extérieur de la prison, les affrontements, pacifistes au départ, puis dégénérant, entre les pro et les anti peine de mort.

nous allons en apprendre plus que nous n’aurions voulu sur l’Amérique puritaine, blanche, armée, ainsi que sur ses ratés qui m’ont fait immanquablement penser aux images chocs du film « La ligne verte ». Car il est clair qu’ici on s’imagine vraiment dans le couloir de la mort, on se rememort les derniers moments de John Caffey avant de passer sur la chaise, en tout cas tout dans l’ambiance de ce roman rappelle l’ambiance qui est celle du film la ligne verte.

En refermant ce livre et en imaginant la vie des prisonniers dans le couloir de la mort dans un pays ou encore aujourd’hui, dans certains états, la peine de mort est encore en vigueur, on ne peut que se soulager que nous vivions dans un pays ou grâce à François Mitterrand, celle-ci a été abolie depuis 1981.

 

 

Mon avis

Encore une fois Estelle Tharreau du lourd mais du beau. Personnellement c’est mon 3e roman de l’auteure et je ne suis une fois de plus pas déçu.

Je ne peux que recommander a tout bon fan de thriller de vite filer se le procurer. Et comme je suis pour faire travailler mes libraires locaux, je vous suggère ce lien pour vous le procurer Les libraires ou bien encore directement chez mon partenaire Taurnada


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Auteur : Nicolas Lebel
Titre : Le jour des morts
ISBN 9782501094405
378 pages

Afficher l'image d'origineNicolas Lebel est né à Paris où il vit encore aujourd’hui.
Après quelques allers-retours aux quatre coins du globe, il revient à Paris où il tente depuis plusieurs années d’enseigner l’anglais aux Français. Passionné de littérature et de linguistique, il publie en 2006 une première fiction, une épopée lyrique en alexandrins: « Les Frères du serment », qui sort dans un silence prometteur.En 2013, il publie aux Éditions Marabout « L’Heure des fous », puis en 2014, « Le Jour des morts », deux romans policiers caustiques où histoire, littérature et actualités se mêlent, des romans noirs qui interrogent et dépeignent la société française contemporaine avec humour et cynisme, dont le ton est souvent engagé, et le propos toujours humaniste.

 

4eme de couverture

Paris à la Toussaint. Le capitaine Mehrlicht, les lieutenants Dossantos et Latour sont appelés à l’hôpital Saint-Antoine: un patient vient d’y être empoisonné. Le lendemain, c’est une famille entière qui est retrouvée sans vie dans un appartement des Champs-Élysées. Puis un couple de retraités à Courbevoie… Tandis que les cadavres bleutés s’empilent, la France prend peur: celle qu’on surnomme bientôt l’Empoisonneuse est à l’oeuvre et semble au hasard décimer des familles aux quatre coins de France depuis plus de quarante ans. Les médias s’enflamment alors que la police tarde à arrêter la coupable et à fournir des réponses : qui est cette jeune femme d’une trentaine d’années que de nombreux témoins ont croisée? Comment peut-elle tuer depuis quarante ans et en paraître trente? Surtout, qui parmi nous sera sa prochaine victime? Dans la tornade médiatique et la vindicte populaire, chacun reconnaît la tueuse: elle est une voisine, une soeur, une ex, et la chasse aux sorcières s’organise. Mais derrière l’Empoisonneuse, c’est la Mort elle-même qui est à l’oeuvre, patiente et inexorable: nul ne lui échappera.

 

Posons le decor : Des enqueteurs  du commissariat du XIIe arrondissement de Paris : Mehrlicht, l’homme à la tête de grenouille, mais aussi le doyen des lieux, qui veut justifier ce statut par un rejet assumé des nouvelles technologies ainsi que par une vision datée de ce que doit être le statut professionnel des femmes ;  Dossantos, son collègue culturiste, capable de réciter par cœur le Code pénal et qui est par ailleurs adepte des solutions tranchées dans les situations difficiles ; Latour, toujours amoureuse de son sans-papier tchétchène qu’elle espère faire naturaliser ; quant au stagiaire Ménard, le souffre-douleur de Mehrlicht (qui aime bien bizuter ses stagiaires), il est remplacé dans cet épisode par Lagnac, un être doté d’une beauté physique insupportable, mais aussi « fils de… », ce qui le rend doublement antipathique à Mehrlicht. Le personnage de Lagnac est d’ailleurs particulièrement savoureux

L’affaire : Une tueuse en série diabolique, rapidement surnommée « l’empoisonneuse » par les médias, dont certains n’hésitent pas à reprendre la fameuse phrase prononcée par Giquel au journal de TF1 en 1976 « la France a peur »… au moment où l’affaire Patrick Henry commençait.

Dans ce roman, aux péripéties multiples, aux scènes hilarantes, on n’a pas affaire à des enquêteurs surdoués, mais à des bosseurs, des besogneux de la déduction, qui avancent petit à petit avec les éléments qu’ils récupèrent sur leur chemin.Nicolas Lebel a construit habilement son histoire, interférant la présence du chasseur de livres rares, dans celle de la tueuse empoisonneuse et l’on se demande ce que vient faire celui-ci jusqu’au dénouement. Il a une réaction finale qui prouve que les véritables amateurs de livres peuvent sacrifier sans état d’âme à leur passion.

Mon avis :
Comme a chaque découverte d’auteur, c’est un vrai plaisir….du moins jusqu’à présent j’ai eu un réel plaisir lors de ces découvertes, pourvu que ça dure.
Personnellement, j’ai trouvé que de la façon dont sont présentés les personnages, on doit pas être loin de ce que ça doit être en réalité, même si bien sur je ne sais pas ce qu’est le monde de la criminelle.